Un peu d’histoire : la canne à sucre

La canne à sucre est une grande herbe tropicale originaire des environs de Nouvelle-Guinée dans l’Océan Pacifique. Les premières cultures datent d’environ 1000 ans avant Jésus-Christ. Ce sont les indiens qui les premiers inventent des techniques pour extraire le sucre de la canne, ils l’appellent « sarkara ».

Au VIème siècle avant Jésus-Christ, au cours d’une expédition, les Perses font la découverte du « roseau qui produit du miel, sans le concours des abeilles ».

Après les Perses, ce sont les Grecs et les Romains qui découvrent le sucre environ 300 ans avant Jésus-Christ. Ils en font un usage essentiellement thérapeutique, il est peu accessible et très onéreux.

Pendant l’Antiquité, la culture de la canne s’effectue essentiellement en Inde et en Perse. A partir du VIIème siècle, la conquête arabe va permettre au sucre de se répandre dans toute l’Europe.
La canne à sucre gagne la Palestine, puis, au VIIIème siècle, la Syrie et l’Egypte. A IXème siècle elle commence à être cultivée dans le sud de l’Espagne, à Chypre, en Crète, à Malte et en Sicile. Le sucre rentre enfin dans la cuisine et  on retrouve les premières recettes de sirops et de pâtisseries.
Au cours du XIème siècle, durant les premières croisades, les pèlerins découvrent le sucre et le rapportent dans leurs pays où il fait le délice des tables des grands seigneurs.

Le XIVème siècle est marqué par le monopole commercial de Venise. La demande augmente et les rendements diminuent, la culture de la canne devient un enjeu commercial et financier important. Les peuples d’Europe s’investissent dans la recherche de nouvelles terres.
Les Portugais sont les premiers à s’implanter en Atlantique à Madère avant de coloniser le « nouveau monde ». Au XVème siècle, la cuisine aigre-douce et sucrée-salée arrive sur les tables des plus aisés, on le préfère au miel pour sa facilité d’utilisation et son pouvoir de conservation.

Au XVIème siècle, les Portugais commencent à cultiver la canne au Brésil. Le sucre devient le premier enjeu du commerce international. Et au XVIIème siècle, ce sont les Français et les Anglais qui prospèrent aux Antilles.
En métropole, les raffineries fleurissent et la France cherche à imposer sa domination économique sur le commerce du sucre. En cuisine il devient biscuits, confitures, glaces, dragées, nougats… Il se fait connaître de tous, même s’il reste un plaisir rare pour la plupart des bourses.

Au XVIIIème siècle, la guerre de 7 ans (1756-1763) opposant la France et l’Angleterre se termine sur un accord où la France accepte de céder des terres au Canada plutôt que de perdre ses plantations aux Antilles.
A la fin du XVIIIème siècle, Olivier de Serres découvre qu’il est possible de faire un sirop de « bette-rave » aussi sucré que le sirop de canne. Mais ce n’est que sous Napoléon Premier que sa culture devient industrielle.

En effet, au début du XIXème siècle, les mers sont en majorité aux mains des anglais, ce qui rend impossible les échanges entre les Antilles et la Métropole. La culture de la betterave est largement subventionnée pour que les français ne soient pas privés de ces douceurs devenues habituelles à leur table.
Au début du XXème siècle, les plantations de betterave égalent celle de la canne d’outre-mer.  Mais les deux guerres mondiales ravagent de nombreuses plantations et ramènent le ratio à 30% de betterave pour 70% de canne.

Quelques chiffres autour du sucre en France :
– 1er producteur mondial de sucre de betterave :
– 1er producteur européen de sucre (betterave + canne)
– 37 millions de tonnes de betterave à sucre
– 5 millions de tonnes de sucre de betterave
– 3.2 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés par l’ensemble de la filière de sucre
– 25 sucreries en métropole (betterave) et 5 sucreries dans les DOM (canne)
– 44500 emplois directs (agriculture, sucreries, sucreries-distilleries…)

 

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