Les secrets de la mémoire

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En psychologie, la mémoire est la faculté de l’esprit permettant de stocker, conserver et rappeler des expériences passées et des informations. Elle permet de constituer un stock de connaissance et de souvenirs.
La mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. Elle est continuellement sollicitée. Aussi est-il important de la préserver et de l’entretenir. Comment fonctionnent nos souvenirs ? Quels sont les troubles qui empêchent de bien mémoriser ? Toute la lumière sur notre matière grise.
LES SECRETS DE LA MEMOIRE
Comment percer les secrets de la mémoire ? Premièrement, il est utile de savoir qu’il n’existe pas une mais plusieurs mémoires. Les scientifiques font ainsi la distinction entre mémoire à court terme, mémoire de travail et mémoire à long terme.
Voyage au coeur de la mémoire :
Tout le monde a déjà eu sa « madeleine de Proust ». Réveillé par une odeur ou un goût, un souvenir ancien, d’une précision remarquable, rejaillit des profondeurs du cerveau. Facétieuse mémoire, dont les mécanismes sont de mieux en mieux décryptés par la science. Les scientifiques en distinguent plusieurs types.
Il n’existe pas de « centre de la mémoire » mais plusieurs sites du cerveau impliqués dans le traitement et la conservation des informations.
Mémoire instantanée:
La mémoire de travail, comme son nom l’indique, est un système de stockage temporaire nécessaire dans l’élaboration de certaines tâches. C’est elle qui intervient quand on referme l’annuaire et qu’on compose de tête le numéro de téléphone entrevu quelques secondes avant. A peine la dernière touche du combiné effectuée, impossible de se remémorer le numéro. La mémoire à court terme permet d’enregistrer des informations limitées pendant un laps de temps à peine plus long : moins d’une minute. La mémoire à court terme fait intervenir le cortex préfrontal.
Mémoire d’éléphant à long terme:
Les souvenirs les plus anciens, eux (de plus d’une minute en arrière à la petite enfance), dépendent de la mémoire à long terme. Au sein de cette dernière, distinguons la mémoire implicite, liée à l’apprentissage (celle qui vous permet de tenir sur votre vélo ou de conduire votre voiture sans faire appel à des mécanismes conscients) de la mémoire explicite, qui conserve les souvenirs proprements dits. Les souvenirs relevant de notre expérience personnelle (les dernières vacances à la mer par exemple) font partie de la mémoire épisodique, ceux touchant aux connaissances générales (la terre est ronde) de la mémoire sémantique. La mémoire sémantique met en jeu le néocortex cette mémoire regroupe les concepts, sens des mots, symboles.
Le processus de mémorisation peut schématiquement se décrire en 4 phases:
– l’apprentissage : c’est l’analyse immédiate de l’information sensorielle (200 millisecondes)
– la mémoire immédiate correspond à la persistance au niveau cérébral de la trace sensorielle. Elle se situe au niveau du cortex. L’ensemble des informations ainsi conservée constitue l’empan de la mémoire;
– le stockage mnésique est le regroupement des données et leur codage. Ce stockage dépasse l’empan. Il est basé sur l’élaboration de processus associatifs et comporte une phase de consolidation dans le temps qui évite la perte de d’information;
– le rappel mnésique consiste en la réutilisation des informations stockées. Si le sujet les raconte ou les revit mentalement, c’est l’évocation. S’il les retrouve lors d’une nouvelle confrontation, c’est la reconnaissance.
Pourquoi avons-nous des mots sur le bout de la langue ?
Combien de fois cela nous arrive d’avoir un mot sur le bout de la langue, cette sensation qu’il est tout proche, mais qu’il nous échappe. La cause tient au fait que notre mémoire des mots est séparée en deux compartiments :
– la mémoire lexical, qui est un glossaire des mots que nous connaissons, avec leur écriture et leur prononciation phonétique mais sans le sens,
– la mémoire sémantique, qui contient la signification des termes.
Bien sûr, les deux sont reliées : à un mot de la mémoire lexicale correspondent une ou plusieurs définitions de la mémoire sémantique. « Or chez la plupart des gens, la mémoire sémantique est plus efficace, c’est celle qui revient le plus souvent » souligne Alain Lieury, Parfois, notre cerveau retrouve ainsi la signification du mot que nous cherchons dans la mémoire sémantique sans trouver le mot lui-même dans la mémoire lexicale : l’idée est là, mais pas son « enveloppe », donc impossible de le dire ! Alain Lieury conseille une méthode face au trou de mémoire : « passez en revue mentalement toutes les lettres de l’alphabet, le mot devrait revenir à la bonne lettre ».
De quand datent nos premiers souvenirs ?
Incroyable comme certains autour de nous prétendent avoir des souvenirs de la crèche, alors que d’autres ont tout oublié de la maternelle et ont une mémoire à partir du CP… Dans la réalité, la majorité des gens commencent à avoir des souvenirs entre trois et quatre ans. La raison tiendrait en partie au développement de la mémoire et surtout à l’acquisition progressive du langage : cela permet de mettre des mots sur les souvenirs, préalable indispensable pour mémoriser. « Avant d savoir parler, les enfants ont effectivement une mémoire sensorielle, mais celle-ci est très fragile. Si on n’a pas de mots pour la reconstruire, pour contextualiser, ça disparaît », mémoire et intelligence.
Comment s’organise la mémoire ? Pourquoi souffre-t-on plus facilement de trous de mémoire en avançant dans l’âge ? Il apparaît que comme les muscles, le cerveau s’use d’autant plus vite qu’on ne s’en sert pas. Dans une étude, on y apprend notamment que les songes serviraient à classer nos souvenirs ou que le sommeil faciliterait l’apprentissage…
Causes et facteurs de risque:
L’alcoolisme chronique (qui entraîne une carence en vitamine B1 et celle-ci entraîne une perte de la mémoire) une perte de conscience, une crise d’épilepsie, un épisode de confusion mentale, un état hystérique, une démence, personne âgée (lors de la maladie du cerveau) chez l’étudiant fatigué par un surmenage intellectuel, chez un sujet stressé. Ainsi le surmenage, l’anxiété, la déprime, de nombreux médicaments, les variations hormonales, les déficits en vitamines, l’hypertension artérielle sont nuisibles à la mémoire. La lutte contre sa dégradation avec l’âge passe aussi par la lutte contre la dégradation de l’irrigation du cerveau. Celle-ci est essentiellement liée à l’artériosclérose. Un isolement profond, comme celui que peut imposer une surdité importante, risque aussi de hâter un déficit cérébral. Qualité du sommeil…
Certains traitements peuvent aussi provoquer des troubles de la mémoire:
– benzodiazépines (valium, témesta, rohypnol, xanax, halcion…)
– antidépresseurs tricycliques : anticholinergique antihypertenseurs à action centrale
– neuroleptiques
– anticonvulants: les bêtabloquants (franchissant la barrière hémato-céphalique les antihistaminiques…), les anti-nauséeux
– certains antibiotiques (tétracyclines), antimitotiques
– électrochocs
Vous oubliez sans cesse les noms de vos collègues de bureau, vous cherchez tout le temps vos clés ou vos lunettes ? Pas de doute, votre mémoire flanche ! La mémoire ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ! Il est donc important de la faire travailler et de connaître ses ennemis.
Attention à la constipation, le sport intensif et la prise de certains médicaments surconsomme les vitamines B1, B6 et la diminution des vitamines du groupe B sont à l’origine de la perte de mémoire.
APPROCHE NATUROPATHIQUE
Faire un bilan biologique.
Avant toute chose vous devez procéder à un bilan iridologique à la recherche d’un mauvais métabolisme (artérite, diabète, cholestérol, inflammation, congestion veineuse, maladies auto-immunes, foyers réactogènes).
Comment puis-je retrouver la mémoire ?
C’est bien simple, lui répond le médecin neuropsychiatre : prenez tel médicament
C’est bien simple, lui répond le psychologue : ayez confiance en vous et en votre mémoire
C’est bien simple, lui répond le spécialiste des trucs et artifices pour la mémoire : utilisez des techniques, des listes de mots…
Et chacun d’y aller de sa spécialité, alors que la solution la plus sûre et, à terme, la plus efficace consiste à reprendre l’adage hippocratique : rectifiez la cause et la cause de la cause.
1 – Veillez à la qualité biologique et à l’équilibre de la ration alimentaire : pas de suralimentation, pas d’excitants tels que café, alcool, chocolats chimiques. Eviter les faux-aliments. Se méfier des calories vides du sucre blanc, … Eviter les aliments (notamment les corps gras) trop cuits. Même les vitamines synthétiques sont suspectes.
2 – Respirer et pratiquer un sport doux : sans compétition, autrement dit des exercices oxygénant Le cerveau réclame, à poids égal, dix fois plus d’oxygène que le muscle
3 – Détente avant l’effort intellectuel : et pauses ou arrêts, pendant environ 10 minutes, après 45 ou 50 minutes de travail. Concentration en détente sur le travail à accomplir et à mémoriser. Travailler dans le calme, si possible seul, sauf pour des séances de travail en groupe.
4 – Sommeil suffisant : obtenu naturellement et non par des drogues. Une infusion légère (tilleul, verveine, angélique, sureau…) ou un hydrolat, à sucrer avec un peu de miel doux, pris au coucher, sera souvent bienfaisant. Le cerveau profite de la nuit pour trier et classer les souvenirs de la journée. C’est lors des phases de sommeil paradoxal que les neurones organisent les informations reçues dans la journée. Si vous manquez une de ces deux ou trois phases nocturnes, la consolidation de vos souvenirs est très perturbée.
5 – Apprentissage de la concentration : dans le cas difficiles, la méthode Vittoz ou le Training autogène fait merveille. Sans concentration, mémoire floue et infidèle.
6 – Prendre intérêt à l’objet de l’étude ou du travail : la motivation positive pour un travail ou un enseignement améliore la mémoire relative à cette matière.
7 – Phase de rappel : se poser (ou se faire poser) des questions sur la matière à mémoriser.
8 – Eviter le papillonnement : classer les objets d’étude. Ne pas se laisser distraire par les à-côtés.
9 – Avoir la certitude que les progrès seront réalisés : mais ne pas désespérer si des lacunes de mémoire subsistent dans certains domaines. C’est alors que certains moyens mnémotechniques peuvent être un recours utiles (gym cerveau, par exemple), Jouez !
Jouez au scrabble, à la belote, aux dames, aux échecs, au bridge ou à tout autre jeu de logique ou de stratégie. Si vous ne trouvez pas de partenaire, rabattez-vous vers les magazines, et les mots croisés. Pour entretenir la mémoire, il faut certes la travailler, mais il est inutile d’apprendre des choses qui ne vous servent à rien. Mieux vaut essayer avec des évènements de la vie de tous les jours. Apprenez par coeur les numéros de téléphone que vous utilisez au lieu d’utiliser votre calepin. Essayez aussi de mémoriser la liste des courses avant de partir au supermarché par exemple. Si vous en avez le temps et l’envie, vous pouvez essayer de devenir ornithologue, astronome ou mycologue amateur. S’entraîner à reconnaître les oiseaux, les constellations ou les champignons, rien de tel pour entretenir sa mémoire… et épater ses amis.
Lire est l’activité cérébrale par excellence. En faisant travailler vos neurones, la lecture entretient et même améliore vos performances. Vous ne savez pas quels bouquins choisir ? Et si vous revisitiez l’histoire de France et du monde ? Replongez-vous dans les grandes fresques, les romans historiques et autres témoignages. En rappelant des souvenirs scolaires enfouis, ces lectures devraient en plus raviver votre mémoire des dates et vous rendre incollables ! Vous n’oublierez plus la date de la bataille de Marignan !
Bromatologie:
Une nourriture saine et équilibrée joue un rôle important dans l’alimentation du cerveau, lui apportant tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.
Votre cerveau est goulu et a beaucoup de besoin, nous verrons en consultation comment adapter votre alimentation à vos besoins.
La mémoire et le chocolat (avec modération)
– très riche en potassium et en magnésium, la consommation (modérée) de chocolat est néanmoins très recommandée pour son rôle de stimulant cérébral et musculaire
– le chocolat agit aussi sur le cerveau via trois substances : le théobromine, la stimulatrice du système nerveux ; la caféine et la phényléthylamine qui sont des psychostimulants et donc positifs pour l’attention et la concentration.
– toutefois, le chocolat n’aurait pas toutes les vertus qu’on lui prête habituellement. Une réputation un peu usurpée en raison d’une forte teneur en phosphore dont les effets sur la mémoire restent à établir…
Attention :
Les adversaires implacables : le tabac, l’alcool, le hashich, l’ectasy, les drogues en général, de nombreux médicaments, notamment les barbituriques, les neurotropes, les anesthésiques (même dentaire), les amalgames au mercure, les radiographies… Et aussi les pilules anticonceptionnelles, surtout quand elle est alliée au tabac, au café, à l’alcool.
Psycho : ces troubles de mémoire apparaissent généralement pour protéger le conscient d’une surcharge lors des crises dépressives ou plus simplement en cas de surmenage, de contrariétés ou de soucis.
Soins : relaxation, yoga, yoga du rire, musique, massage, bain
Phytologie :
Le mieux est de prendre rendez-vous avec un professionnel accrédité afin d’avoir un conseil individuel et personnalisé quant à la prise de compléments alimentaires. Seul un professionnel connaît bien les contre-indications et effets indésirables. De plus, un professionel vous conseillera des plantes en fonction des phases de travail qu’il suit.
Les feuilles de gingko biloba sont d’une efficacité indiscutable sur la circulation sanguine. Elles améliorent la mémoire, corrigent les troubles de l’humeur et ralentissent le vieillissement cérébral.
L’ail a une action hypotensive sur les artérioles et la contractilité cardiaque. Griffonia simplicifolia, une légumineuse qui stimule les neurotranmetteurs, la rhodiole, éleuthérocoque, sarriette, thym, noyer, petite pervenche.
Elixirs de Bach
Il est difficile de préciser les élixirs qui conviennent : chaque être humain étant unique et chacun ayant sa personnalité et son histoire, il faudra adapter et conseiller l’élixir en fonction.
Les repas d’une journée
Petit déjeuner :
Pain complet, confiture non acide, miel, thé, café, tisane, chocolat à l’eau, yaourt. Noix de cajou, pécan, noix, amandes
Déjeuner :
Salades vertes, crudités, fruits crus, céréales germées.
Protéines végétales : pain complet, pâtes, riz, haricots blancs
Protéines animales : viande, volaille, poisson, oeuf
Yaourt, fromage frais, compote ou fruit cuit
Pain que si choix de protéines végétales.
Dîner:
Salades
Légumes frais crus en été et cuit en hiver
Céréales
Fromage à pâte cuite, roquefort
Noix, noisette, en petite quantité.

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