Les infections urinaires

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DESCRIPTION MEDICALE
Les urines sont, normalement, stériles, c’est-à-dire ne contiennent pas de germes microbiens.
L’infection urinaire (IU) est causée par la prolifération anormale d’agents infectieux (germes microbiens) accompagnés de leucocytes dans le système urinaire qui comprend les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Elle peut être limitée à al vessie : c’est le cystite.
TYPES D’INFECTIONS URINAIRES
On distingue trois types d’infections urinaires, selon la localisation de l’infection :
– La cystite : de loin la forme d’infection urinaire la plus courante, la cystite touche presque uniquement les femmes. Il s’agit de l’inflammation de la vessie. La plupart du temps, l’inflammation est provoquée par la prolifération de bactéries intestinales de type Escheridia Coli, qui sont nombreuses aux environs de l’anus. Les bactéries passent de la région vulvaire à la vessie en remontant l’urètre. Tout ce qui gêne la vidange de la vessie augmente le risque de cystite. La cystite s’accompagne normalement d’une urétrite, l’inflammation de l’urètre.
– L’urétrite : si l’infection touche uniquement l’urètre (le conduit qui relie la vessie au méat urinaire), on l’appelle urétrite. Il s’agit d’une infection transmissible sexuellement (ITS) courante chez les hommes, mais les femmes peuvent aussi en souffrir. Différents agents infectieux peuvent causer l’urétrite. Les plus communs sont la chlamydia et le gonocoque (la bactérie responsable de la gonorrhée).
– La pyélonéphrite : la pyélonéphrite est un état plus grave. Elle désigne l’inflammation du bassinet et du rein (du grec puelos = bassin et nephros = reins). Celle-ci résulte généralement d’une infection bactérienne.
Il peut s’agir d’une complication d’une cystite non traitée ou mal traitée qui permet la prolifération des bactéries de la vessie vers les reins. La pyélonéphrite aiguë survient surtout chez la femme, et principalement la femme enceinte.
Lorsqu’une personne est affectée par un problème chronique aux voies urinaires (malformation anatomique, maladie des reins ou de la vessie), il n’est pas rare qu’elle souffre d’infections récurrentes. Souvent, ces problèmes sont aggravés par les interventions en milieu hospitalier, comme le port d’une sonde urétrale (cathéter) pour recueillir l’urine.
SYMPTOMES
Les symptômes les plus communs :
– des douleurs ou des brûlures au moment d’uriner
– une fréquence anormalement élevée de mictions durant le jour (parfois le besoin d’uriner survient aussi la nuit)
– un sentiment persistant d’avoir besoin d’uriner
– des urines troubles, qui dégagent une odeur désagréable
– une pression dans le bas-ventre
– parfois, du sang dans l’urine.
Dans le cas d’une infection des reins :
– des douleurs lombaires
– des frissons
– de la fièvre
– des vomissements
Chez les enfants :
L’infection urinaire se traduit aussi par l’énurésie (pipi au lit) et par des plaintes ou des pleurs au moment d’uriner.
Personnes à risque :
– les femmes, surtout celles qui sont actives sexuellement. Le taux d’infection est 50 fois plus élevé que chez les hommes
– les hommes atteints d’une hypertrophie bénigne de la prostate ou d’une prostatite. Lorsqu’elle augmente de taille, la prostate comprime l’urètre, ce qui ralentit l’évacuation de l’urine.
– les femmes enceintes sont particulièrement à risque en raison de la pression exercée par le bébé sur le système urinaire, mais aussi des changements hormonaux inhérents à la grossesse
– les femmes ayant une vaginite causée par une baisse d’hormones oestrogènes, après la ménopause.
– les personnes diabétiques, en raison du taux élevé de sucre dans leur urine, qui constitue un milieu favorable au développement bactérien, et de leur sensibilité accrue aux infections
– les personnes chez qui on a introduit une sonde dans l’urètre. Les personnes qui ne peuvent uriner, qui sont inconscientes ou gravement malades ont souvent besoin d’une sonde le temps de retrouver leurs fonctions urinaires. Certaines personnes qui ont une atteinte au système nerveux en auront besoin toute leur vie. Les bactéries se servent alors de la surface du tube pour infecter le tractus urinaire. Parfois contractées à l’hôpital, ces bactéries ont pu développer une certaine résistance nécessitant le recours à des antibiotiques plus puissants.
– les personnes qui ont une anomalie structurale des voies urinaires, qui souffrent de calculs rénaux ou de divers troubles neurologiques.
FACTEURS DE RISQUE
Chez les femmes :
– avoir une mauvaise hygiène génitale. Après être allé à la selle, s’essuyer vers l’avant avec le papier hygiénique est un facteur de risque. Le mouvement d’essuyage doit se faire de l’avant vers l’arrière afin de ne pas contaminer l’urètre avec des bactéries provenant de l’anus. De plus, les régions anale et génitale doivent être nettoyées avec soin régulièrement, ce qui aide à contrer la prolifération des bactéries.
– les relations sexuelles, particulièrement si celles-ci sont intenses et fréquentes après une période d’abstinence. On décrit d’ailleurs ce phénomène comme la « cystite de la lune de miel ».
– chez certaines femmes qui utilisent un diaphragme comme moyen contraceptif, l’urètre se trouvera comprimé, ce qui empêche la vessie de se vider complètement et favorise les infections de la vessie.
– certaines femmes contractent une urétrite en raison de l’usage de spermicides.
Chez la femme enceinte :
Les infections urinaires sont particulièrement fréquentes en raison de modifications anatomiques et physiologiques inhérentes à la grossesse qui profitent aux bactéries :
– la croissance de l’utérus entraîne une compression de la vessie (d’où un résidu post-mictionnel, c’est-à-dire une stase des urines avec des mictions incomplètes) et des uretères,
– la progestérone entraîne une hypotonie des voies urinaires
– les estrogènes ont tendance à rendre l’épithélium urinaire plus propice au développement des bactéries
– il existe une glycosurie physiologique (par abaissement du seuil de résorption du glucose),
– la contamination bactérienne vulvo-périnéale est plus fréquente
– le pH urinaire est élevé (urines alcalines)
Chez des hommes :
Mesures pour prévenir les complications :
Le traitement des infections de la vessie avec des antibiotiques prévient la pyélonéphrite, une infection beaucoup plus grave
La sodomie sans préservatif augmente le risque d’être infecté.
PREVENTION
Mesures préventives de base
Conseils pour réduire le risque d’infection urinaire :
– boire suffisamment de liquides, et spécialement de l’eau. Nos sources recommandent de boire de six à huit verres de liquide par jour. Le jus de canneberge est une option intéressante en prévention de rechutes puisqu’il empêcherait les bactéries d’adhérer aux parfois des voies urinaires (voir ci-dessous). Un adulte sain devrait produire entre un demi-litre et deux litres d’urine par jour.
– ne pas retenir trop longtemps son envie d’uriner.
Chez les femmes :
– Le meilleur moyen pour les jeunes filles et les femmes de prévenir les infections urinaires est de s’essuyer toujours de l’avant vers l’arrière avec le papier hygiénique après être allé à la selle ou après avoir uriné.
– uriner peu de temps après les relations sexuelles
– laver les régions anales et vulvaires quotidiennement, particulièrement avant les rapports sexuels,
– éviter le plus possible d’utiliser des produits déodorants (parfums intimes, douches vaginales), dans la région génitale et des huiles ou des mousses pour le bain, qui peuvent irriter la muqueuse de l’urètre. Cela peut causer des symptômes qui s’apparentent à ceux d’une infection urinaire. Si l’on tient à utiliser un produit, s’assurer qu’il ne soit pas irritant, et privilégier un pH neutre.
– Préférer les préservatifs lubrifiés, qui irritent moins les parties génitales.
– En cas sécheresse vaginale, utiliser un lubrifiant hydrosoluble durant les rapports sexuels pour éviter les irritations.
– En cas d’infections fréquentes attribuables à l’usage des diaphragme, on conseillera de changer de méthode contraceptive.
Chez les hommes :
Il est plus difficile de prévenir les infections urinaires chez les hommes. Il est important de boire suffisamment pour maintenir un bon flot urinaire, et de traiter un trouble de la prostate s’il y a lieu. Par ailleurs, l’urétrite peut être prévenue en utilisant le préservatif durant des relations sexuelles avec toute nouvelle (ou tout nouveau) partenaire. L’inflammation de l’urètre est courante chez les hommes qui contractent la gonorrhée ou la chlamydia.
TRAITEMENTS NON CONVENTIONNELS
ET APPROCHE NATUROPATHIQUE
Phytologie
Pour prévenir les récidives
Les informations données ci-dessous sont données à titre informatif, ils ne sont pas individuels, il vous est fortement conseillé de consulter un thérapeute accrédité avant de prendre un quelconque complément alimentaire. Sans consultation, aucun conseil ne peut être donné de façon individuel, avant de prendre un complément alimentaire, il faut connaître les contre-indications de celui-ci (plantes comprises), et les autres pathologies éventuelles que vous pourriez avoir et les conséquences dessus
Canneberge
(Vaccinium macrocarpon). La canneberge est depuis longtemps utilisée pour prévenir et traiter les infections urinaires. A l’origine, ce fruit était administré dans le but d’acidifier les urines et d’ainsi créer un milieu défavorable au développement des bactéries. Depuis, des études ont démontré que ses effets bénéfiques résidaient plutôt dans sa capacité à inhiber l’adhésion des bactéries aux parois de l’urètre et de la vessie Deux études randomisées et contrôlées réalisées auprès de femmes sujettes aux cystites à répétition indiquent que la consommation de jus de canneberge (ou d’un extrait de fruits séchés) réduit le taux de rechute.
Echinacée :
(Echinacea sp). L’échinacée est reconnue pour ses propriétés immunostimulantes, qui ont été démontrées à travers de nombreuses études. Ainsi, l’échinacée peut aider à combattre ou prévenir les infections urinaires en renforçant le système immunitaire. L’Organisation mondiale de la Santé reconnaît l’usage de racines de l’Echinacée augustifolia et de l’Echinacée Pallida comme traitement d’appoint contre les infections des voies urinaires. Pour prévenir et traiter les infections récurrentes, la Commission E allemande reconnaît quant à elle l’usage des parties aériennes de l’E. purpurea.
Ortie :
(Urtica dioica) La Commission E et l’ESCOP reconnaissent l’usage des parties aériennes de l’ortie par voie interne pour irriguer les reins, la vessie et les voies urinaires en cas d’inflammation.
Contre-indications : parce que l’ortie pourrait avoir un effet abortif, elle est contre-indiquée en cas de grossesse, bien qu’aucun cas n’ait été signalé chez l’être humain et qu’elle était traditionnellement donnée comme tunique aux femmes enceintes ou qui allaitaient.
Prêle des champs :
(Equisetum arvense). Les herboristes utilisent les parties aériennes de la plante recueillie au printemps pour améliorer la circulation dans les voies urinaires en cas d’infections bactériennes. La Commission E allemande reconnaît l’usage de cette plante pour traiter les infections bactériennes de la vessie et de l’urètre. On attribue à cette plante des vertus légèrement diurétiques qui lui viendraient des saponines qu’elle renferme, qui permettent d’évacuer plus facilement les bactéries hors du tractus urinaire. Aucun essai clinique n’a été effectué sur les humains pour vérifier son efficacité.
Verge d’or :
(Solidago virgaurea). Cette plante possède la propriété d’accroître le volume urinaire en augmentant le flux sanguin et la filtration des reins. La Commission E et l’ESCOP reconnaissent son utilité thérapeutique pour améliorer la circulation dans les voies urinaires en cas d’infections bactériennes de la vessie et de l’urètre.
Raifort :
(Armoracia rusticana). On trouve le raifort dans le sud-est de l’Europe et dans l’ouest de l’Asie, où il et cultivé depuis des temps immémoriaux. Seules les études menées en Allemagne dans les années 1980 se sont intéressées à l’action de cette plante sur les infections urinaires et à l’activité antibactérienne des huiles essentielles qui la composent. Néanmoins, la Commission E reconnaît son efficacité comme traitement d’appoint des infections urinaires. Aux Etats-Unis, les racines de raifort entrent dans la composition de Rasapen, un médicament antiseptique prescrit en cas d’infection urinaire. De plus, la FDA reconnaît l’innocuité de cette plante.
Attention :
Les plantes médicinales citées doivent absolument être utilisées dès l’apparition des premiers symptômes. Le symptôme le plus facile à détecter est une légère douleur durant la miction. Si aucune amélioration ne survient dans les premières 48 heures suivant le début des traitements ou si les symptômes s’aggravent consultez un médecin.
Dans le cas où les douleurs au moment d’uriner sont intenses ou s’il y a de la fièvre, des douleurs lombaires ou des vomissements (signes d’une infection plus grave), les traitements non conventionnels sont contre-indiqués. L’antibiothérapie devient indispensable afin de traiter l’infection et prévenir les complications.
Notez que les usages ci-dessus concernent le traitement de la cystite et de l’urétrite seulement.
Pour augmenter le flot urinaire :
La thérapie d’irrigation consiste à boire de grandes quantités de liquide (de 2 litres à 4 litres de liquide par jour) avec des plantes médicinales en infusion (piloselle, céleri, orthosiphon, solidago).
Notez que la thérapie d’irrigation est contre-indiquée chez les personnes qui ont un problème d’élimination caractérisé par de la rétention d’eau.
Elixirs floraux du Docteur Bach :
Il est difficile de préciser les élixirs qui conviennent : chaque être humain étant unique et chacun ayant sa personnalité et son histoire, il faudra adapter et conseiller l’élixir en fonction.
APPROCHES A CONSIDERER
– Alimentation : en naturopathie, on relève l’importance d’une diète alimentaire excluant les sucres (et donc des boissons sucrées qu’on remplacera par des jus de fruits coupés à l’eau) pour favoriser la guérison ou prévenir la récurrence. D’après cette forme de médecin, il se pourrait que des allergies alimentaires ou des déficiences nutritionnelles alimentent le caractère récurrent des infections urinaire. Consulter un naturopathe pour une évaluation personnalisée.
L’influence de l’alimentation sur les infections urinaires fait actuellement l’objet d’études.
Les aliments que l’on ingère influencent la composition des selles en bactéries. Ainsi, des chercheurs croient qu’il serait éventuellement possible de diminuer le risque d’infection urinaire en mangeant différemment. Les probiotiques, ces bactéries bénéfiques pour la flore intestinale et vaginale, suscitent de l’intérêt pour prévenir les infections urinaires récurrentes.
– Buvez suffisamment au moins 2 litres par jour d’eau peu minéralisée et des boissons acides (citron, pamplemousse) c’est déjà une action thérapeutique, car les germes urinaires ne peuvent se multiplier en milieu acide.
– Stoppez les boissons à alcaloïdes (thé, café, cacao) et l’alcool.
– Diminuer les produits laitiers et céréales contenant du gluten pour réduire les fermentations intestinales.
– Diminuer le sel, et protéines animales.
– Adoptez une alimentation végétarienne
– Mangez peu épicé
– Evitez le vin blanc et le champagne.
– Attention à la consommation d’asperges à cause de l’asparagine qu’elle contient et aux poireaux qui alcalinisent les urines et les germes propres aux infections (coliforme) cystite et colibacillose se développent dans les urines alcalines.
Dans les causes nous citerons et indiquerons que c’est souvent une infection d’origine intestinale produite par les inhibiteurs de la digestion, les aliments sur indigestes, surcharge alimentaire globale, grignotage.
Mais aussi pensez à l’encombrement intestinal (constipation). On retrouve le plus souvent des germes fécaux qui passent dans les voies urinaires à travers la paroi intestinale; on pensera à une alimentation riche en fibres.
Autres conseils :
– ne vous retenez pas d’uriner pour éliminer le plus de germes possibles à chaque miction
– si vous portez un diaphragme, revoyez éventuellement votre mode de contraception
– urinez avant et après un rapport sexuel
– adoptez une bonne hygiène locale
– attention à la constipation
– rééquilibrez la flore intestinale
– vérifiez votre pH urinaire
– cures : d’eau distillée, charbon végétal activé, propolis
– oligo-éléments (voir le cours) : cuivre-or, argent, manganèse-cuivre (correcteur de diathèse)
– vitamines (voir le cours) : C
Acupuncture :
Deux études randomisées et contrôlées menées par des chercheurs norvégiens révèlent que l’acupuncture peut aider au traitement des infections urinaires chez les femmes qui en sont atteintes de façon récurrente. L’acupuncture aiderait les patientes à mieux vider leur vessie et ainsi minimiser les risques d’infection bactérienne.
Soins :
Argile 20mn sur la bas ventre.
Psychologie vue par la naturopathie :
Signe d’une colère parce qu’on ne s’est pas senti entendu ou respecté dans nos besoins ou qu’on ne parvient pas à sauvegarder notre territoire. On n’autorise pas nos émotions à être en mouvements, à évoluer librement.
Consultez votre médecin à chaque infection, car une infection urinaire mal soignée récidive toujours et peut entraîner une pathologie chronique beaucoup plus délicate et plus longue à soigner.
Gestes à prescrire :
– prendre tout de suite des médicaments à l’aveugle, sous prétexte qu’ils vous ont soulagés la dernière fois
– l’analyse d’urine n’aura pas de valeur si elle est faite alors même que vous prenez des médicaments classiques
– le traitement désinfectant doit être pris au moins pendant 10 jours
Lors des consultations naturopathique, on fait des drainages du corps, donc on le nettoie de toutes les toxines que nous absorbons au quotidien en mangeant, buvant, respirant… et je vous prendrai en charge du point de vue psychologique. Car quand on a un bon terrain, quand on a appris à nettoyer et purifier son corps naturellement, et à prendre sa vie à bras le corps en prenant les problèmes dans un autre point de vue, tout va bien.

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