Les différentes formes de dévalorisation

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Pour Ervin Goffman, sociologue et linguiste américain, la stigmatisation d’un individu intervient lorsqu’il présente une variante relative par rapport aux modèles offerts par son proche environnement, un attribut singulier qui modifie ses relations avec autrui et en vient à le disqualifier en situation d’interaction. Cet attribut constitue un écart par rapport aux attentes normatives des autres à propos de son identité.
Chaque individu est plus ou moins stigmatisé en fonction des circonstances, mais certains le sont plus que d’autres.
Goffman classe ces stigmates dans deux catégories différentes : les stigmates visibles et invisibles. Les premiers caractérisent les attributs physiques et les traits de personnalité directement apparents lors du contact social, les second regroupent toutes les facettes de l’individu difficilement décelables lors d’un contact visuel avec celui-ci. L’acteur va donc tout mettre en oeuvre afin de cacher ce stigmate ou en tout cas d’éviter qu’il ne constitue un malaise chez son public. Goffman nomme « contacts mixtes » les interactions à risque entre normaux et stigmatisés. Le risque de fausse note y est théoriquement plus élevé.
« Nous sommes ce que le regard des autres fait de nous ; quand le regard des autres nous mépris, nous devenons méprisables et quand le regard des autres nous rend merveilleux, eh bien ! Nous sommes merveilleux. L’important, c’est de se voir merveilleux dans le regard des autres ». Albert Jacquard.

Publié le dans PSYCHO.

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