La bromatologie

La bromatologie est une technique naturopathique correspondant à l’alimentation et aux différents régimes alimentaires restrictifs ou revitalisants.

INFLUENCE DES F.D.P. SUR L’ALIMENTATION

Le besoin de se nourrir est physiologique car indispensable à la survie, mais l’alimentation est aussi un acte social avec la notion de partage autour d’un repas. Elle est aussi une source de plaisir et de satisfaction et dans ce sens répond à un besoin davantage psychologique. Donc, on n’a pas faim, mais on mange quand même, pour compenser !!! L’aliment procure un mieux-être immédiat, qui nous permet de lutter contre le stress, la peur du manque, une contrariété, un surmenage … et on mange. Ingérer certains aliments permettrait de fuir la réalité comme l’alcool, le tabac ou la drogue. La compensation alimentaire provoque une cascade d’évènements qui mènent à une incrustation tissulaire, après une démobilisation psychique, physique et une perte de performance émonctorielle. Aussi, les conseils apportés par le naturopathe devront prendre en compte cet ensemble de facteurs qui ont une influence directe ou indirecte sur notre alimentation.

LES GLUCIDES :
Composition des glucides :
Ils sont le carburant de l’organisme, ils sont nécessaires et indispensables.
Ils sont composés de carbone (C), d’hydrogène (H) et d’oxygène (O2).
Il existe deux groupes de glucide :
– les oses : corps où chaque molécule est du glucose. On les appelle aussi mono-saccharides et sont non hydrolysables.
– les osides : ils sont plus complexes car ils sont composés de plusieurs oses. On les appelle aussi saccharides et ils sont hydrolysables.
On trouve aussi dans les glucides :
– les oligo-holosides : ils sont composés de 2 à 10 oses, c’est le maltose, le saccharose, le lactose et le cellobiose,
– les polyholosides : ils sont composés d’un très grand nombre d’oses. Ce ne sont pas des sucres. On y trouve le glycogène, la cellulose, l’insuline, l’amidon et la chitine.
Les aliments glucidiques :
Le sucre : il est tonique, anti-asthénique et énergétique. Mais il faut du bon sucre, c’est-à-dire celui des fruits et des sucres lents.
Les fruits : ils sont riches en vitamines C et B, en carotène et en fer (fruits secs et oléagineux).
Le miel : il est à noter que le miel est le meilleur des sucres (et excellent en cas de mal de gorge.
Les céréales : le blé (70% d’amidon et de gluten), il apporte tous les acides aminés utiles à l’homme et des acides gras insaturés et des vitamines B1, B2, PP, B6 et E). Donc le blé est excellent comme aliment. Néanmoins, on constate maintenant que, en raison de la pollution ou autre, de plus en plus de personnes sont et deviennent allergiques au gluten. Ces personnes sont alors obligées de prendre des céréales sans gluten, qui ne sont plus des céréales.
D’autres aliments glucidiques : le pain complet, les biscottes, le riz complet d’Asie, le seigle, l’avoine, la pomme de terre, le sarrasin, la châtaigne et la courge.
Il est à noter que tous ces aliments devraient être consommés complet, en effet, les aliments « blancs », donc ce que l’on trouve en grande majorité dans les grandes surfaces, sont des produits à calories vides, c’est-à-dire que déjà on aura vite faim, mais qu’en plus, dans cet état, ils sont dénaturés donc que l’on en retire pas tous les bienfaits nutritionnels.
Les légumes frais : dans un repas équilibré, il faut consommer 250 à 300 g de légumes frais : le pissenlit, les épinards, le persil, le concombre, le choux (attention à la digestion), le chou-fleur (attention encore à la digestion), les salades crues et les champignons.

LES PROTEINES :
Composition des protéines :
Les protéines constituent la structure, le maillage du corps, qui protège et renferme les autres éléments. Les protéines sont nécessaires et indispensables à la vie humaine.
Les protéines sont composées de carbone (C), d’hydrogène (H2), d’oxygène (O2) d’azote et parfois de soufre. Ce sont l’azote et le soufre qui distingue les protéines des glucides et des lipides.
La molécule d’acide aminée (protéine) est amphotère, elle inclut une fonction acide et une fonction basique, elle peut donc se combiner avec une base ou un acide.
Le « terrain naturopathe » sera donc conditionné par la qualité des acides aminés, donc des protéines, donc du choix des aliments azotés.
Les chaînes d’acides aminés ont un ordre précis, si un acide aminé s’ajoute ou s’enlève, c’est le rôle et la fonction de la chaîne qui changent.
Il est très important de noter que huit acides aminés ne sont pas synthétisés par le foie, on doit donc les puiser dans la nourriture. Ces huit acides aminés sont : la lysine, la thréonine, la valine, la leucine, l’isoleucine, la phénilalanine, le tryptophane, le mathionine.

Les aliments protéiques :
Comme les acides aminés ne sont pas synthétisés par le foie, il faut les manger, mais 1 g de protéines par kg et par jour suffisent. Donc 40g environ par jour suffisent, ce qui n’est pas le cas de la majorité de la population qui mangent beaucoup trop de protéines (ce qui fait beaucoup travailler le foie et l’estomac).
Les céréales contiennent 17% de protéines, les légumineuses 20 à 35%, les oléagineux 15%.
L’œuf : c’est une excellente protéine (mais un acide gras saturé), il contient tous les acides aminés indispensables, des minéraux, du phosphore en grande quantité qui permet de fixer le calcium. Des vitamines E, A, D, des lipides phospholipides, des protides, des lipides insaturés, du magnésium, du fer, du zinc, et du soufre.
Les laitages : c’est normalement l’aliment de l’enfant, pas de l’adulte. Le lait de vache n’est pas bon pour l’homme car il contient tout ce que l’on fait manger de bon ou mauvais à la vache, y compris les antibiotiques et autres médicaments. De plus, le lait pasteurisé ne contient plus les vitamines ni rien d’ailleurs utile à l’organisme. Avec les divers traitements que l’on inflige au lait après la traite, il ne contient plus rien.
Le fromage : il faut plutôt consommer du fromage frais, du Saint-Nectaire, du comté, à base de lait de brebis et de chèvre. Le fromage contient 18 à 30% de protéines prédigérées, du phosphore, du calcium, du chlorure de sodium, du potassium, du magnésium, des vitamines A, D et B12. Il contient aussi des ferments digestifs, des lipases, des amylases et des protéases. Or, les ferments lactiques permettent l’entretien de la flore intestinale.
La viande : la viande n’est pas faite pour l’homme. La viande contient 26% de protéines, 60% d’eau, des lipides et des acides gras saturés.
Les poissons : ce sont les protéines animales les moins toxiques pour l’homme. Il faudrait les choisir à chair blanche, non gras. Il faut éviter les poissons d’élevage.
Les légumineuses : elles contiennent des vitamines, et plus de protéines que la viande.
Tournesol, soja, arachide : ce sont des acides gras tri-insaturés, ils contiennent beaucoup de fer et fixent l’azote de l’air formant des protéines. Cependant, les occidentaux ne doivent pas trop consommer de soja car il est trop riche en protéines pour nous.
Lentilles (excellentes surtout pendant les menstruations des femmes), les haricots.
Il faut éviter les flageolets, les haricots rouges et noirs, les pois cassés, les fèves et les pois chiches.

LES LIPIDES :
Composition des lipides :
Les lipides ou graisses sont la source d’énergie la plus concentrée de l’organisme mais 10 à 20% moins efficaces que les glucides en tant que carburants corporels car une grande quantité d’énergie des graisses est perdue, donc pas utilisée par l’organisme, donc stockée.
Les lipides viennent des aliments gras composés d’un glycérol et d’un à trois acides gras.
Il existe des acides gras saturés, non saturés et poly-non saturés.
Les graisses saturées ont une liaison covalente entre les atomes de carbone, et tous les atomes de carbones sont liés à un maximum de molécules d’hydrogène. Ce sont des aliments riches en cholestérol, on les trouve dans la bœuf, le porc, le beurre, le lait entier, les œufs, les fromages, le beurre de cacao, l’huile de palme et de noix de coco.
Les graisses non saturées : elles ont des liaisons covalentes doubles entre les atomes de carbone et pas de saturation avec l’hydrogène. Il n’y a pas d’effet sur le cholestérol. On les trouve dans l’huile d’olive et d’arachide.
Les graisses poly-non saturées : les atomes de carbone peuvent encore se lier avec un ou plusieurs atomes d’hydrogène. Elles contribuent à réduire le cholestérol. On les trouve dans l’huile de soja.
Les huiles : préférer les huiles de première pression à froid, car elles ont des possibilités thérapeutiques très importantes et hygiéniques grâce à leurs acides gras poly-insaturés de très haute qualité bio. On trouve les vitamines E dans les huiles, les légumineuses et les céréales. On trouve aussi le bêta-carotène ou les provitamines A dans les huiles colorées.
Les huiles raffinées : le raffinage s’effectue en quatre étapes : démucilagination, la neutralisation, la décoloration et la désodorisation. Ces huiles représentent 95% du commerce, elles n’ont plus aucun goût, plus de vitamines, la valeur nutritionnelle est nulle.
Le beurre : il contient des vitamines importantes et liposolubles (vitamines D l’été), en le consommant avec modération, il est bien meilleur que les margarines qui contiennent plus d’acides gras saturés. On trouve aussi les vitamines A dans le beurre.
Les graines et fruits oléagineux : ils contiennent des acides gras insaturés de première qualité.

L’EAU :
L’eau représente 7/10° du corps humain. Le corps élimine l’eau par la peau, les poumons, l’intestin et les reins (qui filtrent l’eau).
Pour compenser, le corps a besoin de 2,2 litres d’eau par jour, en buvant ou en mangeant des crudités, des fruits et légumes.
Cependant, il faut boire beaucoup entre les repas, peu pendant les repas et pas ou pratiquement pas après. Et boire de l’eau de source.
En fait, l’eau sert à hydrater, laver le corps et éliminer les déchets.

LES MONO-DIETES :
La mono-diète est souvent utilisée en naturopathie pour drainer les surcharges accumulées et stimuler les énergies vitales de régénération de l’organisme. Elle est conseillée en fonction de la saison, des préférences alimentaires, de la constitution et de la vitalité. Durant la mono-diète, un seul type d’aliment est consommé pendant un repas, une journée, voire plusieurs jours. Les quantités sont libres et raisonnables (4 à 5 prises quotidiennes en général), les horaires des repas sont respectés. Il est possible de varier les formes de consommation de l’aliment choisi (exemple : jus de carotte, salade de carottes, carottes cuites à la vapeur, purée ou soupe de carottes) pour alterner les saveurs authentiques de l’aliment. Pendant la mono-diète, l’énergie utilisée habituellement sur la digestion, l’assimilation et l’élimination des repas est utilisée cette fois pour la revitalisation et le drainage. Lorsque nous ne sommes pas en phase de digestion, notre système immunitaire fait son travail de réparation. On distingue la mono-diète humide qui se fait avec des jus de légumes ou fruits et la mono-diète sèche que l’on fait avec des bouillies de céréales ou fruits secs.
Mais attention, avant de faire une mono-diète, il vous est conseillé de consulter un thérapeute, car lui seul pourra vous conseiller efficacement sur celle-ci en fonction du travail à faire sur votre organisme.
Et lui seul pourra vous donner les règles d’une bonne mono-diète pour éviter les fatigues qui pourraient survenir.

 

L’ARCHITECTURE DES REPAS :
Un adulte moyen a besoin de 1600 calories par jour, et plus si la personne a un travail physique, ou fait du sport ou vit dans le froid.
Petit déjeuner :
Du pain complet avec du miel ou de la confiture non acide, du beurre et une boisson chaude stimulante.
On peut ajouter un laitage et des fruits frais l’été, et des fruits secs ou cuits l’hiver.
Pour les personnes grandes, il faut rajouter des protéines.
Repas de midi :
• Soit un met farineux plus du pain (ration azotée végétale) : patates, riz, pâtes, marrons, maïs, cela doit représenter 20 à 30% du repas,
• Soit une protéine d’origine animale : viande, poisson, volaille ou œuf, mais sans pain, cela doit aussi représenter 20 à 30% du repas.
Aux protéines (végétales ou animales), on ajoute de la salade verte (à laquelle on rajoute des germes de blé ou de la levure de bière), des fruits et des crudités.
Pour finir le repas, on ajoute un dessert léger : yaourt, laitage, fromage frais, fruits cuits ou compote.
Repas du soir :
Ce repas se fera sans protéines d’origine animale.
Donc, un aliment farineux ou des céréales avec des légumes frais crus l’été ou cuits l’hiver, de la salade, du fromage, des fruits cuits et oléagineux.
Le pain est toléré pour ce repas parce que les protéines ne sont pas d’origine animale.
Le goûter :
Le goûter sera pour les enfants, et les adultes à tempérament nerveux, qui, en général, mangent souvent mais peu.
Pour les enfants : pain, miel, fruits, boissons chaudes.
Pour les adultes : thé de cinq heures avec tartines, fruits secs et/ou frais

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