La phyto-minéralogie

La phyto-minéralogie comprend toutes les techniques qui utilisent les plantes sous leurs différentes formes et aux vitamines, minéraux et oligo-éléments pour corriger le terrain, drainer et revitaliser.
Etant donné la diversité de la phyto-minéralogie, son application est également très vaste, donc chaque technique va être étudiée à part. Toutefois, il est à noter que chaque technique est basée sur le même principe fondamental : la plante, l’huile essentielle, les vitamines, les oligo-éléments, la gemmothérapie, l’homéopathie… ne guérissent pas, mais elles aident les forces d’auto-guérison à rétablir la santé.
La phyto-minéralogie, quelle que soit la branche concernée, n’est jamais utilisée seule mais toujours en accompagnement des autres techniques dans le cadre d’une cure en naturopathie en trois étapes.
Le choix des plantes et/ou des minéraux sera basé sur les éléments recueillis au cours des bilans de terrain (vitalité, toxémie, performances des émonctoires…).

LA PHYTOLOGIE

La phytologie concerne toutes les plantes possédant une vertu, de la plante potagère à la plante médicinale en passant par la plante aromatique. La phytologie contrairement à la phytothérapie n’utilise pas les plantes en tant que remèdes aux maladies, en combattant uniquement les symptômes. Elles sont plutôt considérées comme une aide précieuse dans les différente étapes de la cure naturopathique dans un but de restauration de terrain.
Les principes d’utilisation de la phytologie
– ne pas utiliser de plantes de façon symptomatique, sans rechercher et traiter la cause profonde du trouble,
– ne pas aller à l’encontre des forces d’auto-guérison, par exemple traiter le symptôme en prenant le risque de détourner les surcharges vers d’autres organes,
– ne pas utiliser seulement le principe actif extrait de la plante (cas de certains médicaments)
– ne pas utiliser de plantes toxiques, notre premier principe étant de ne pas nuire
– ne pas utiliser de formes dans lesquelles la plante a subi un certain nombre d’opérations de dénaturation.
Les conseils d’utilisations des plantes:
– préférer la plante entière, appelé TOTUM, pour conserver la synergie entre les différents principes actifs de la plante qui la rendent plus efficace et moins toxique,
– préférer les plantes sous les formes les moins dénaturées possibles, fraîches bien sûr ou sous forme de poudre (en gélules) non compactée par des procédés chimiques ou thermiques.
– préférer les plantes issues de l’agriculture biologique, en gélules d’origine végétale et à un dosage suffisant.
– alterner les plantes au cours d’une cure de drainage ou de stabilisation afin d’éviter l’effet d’accoutumance
– utiliser la dose la plus petite possible pour une efficacité optimale
– diminuer la dose de manière progressive pour redonner au système organique défaillant sa complète autonomie.
Les différentes formes galéniques:
Les formes galéniques sont les différents modes d’utilisation permettant l’extraction des principes actifs de la plante. Les plus courantes sont les suivantes :
– les infusions (fleurs et feuilles): les plantes sont mises dans l’eau chaude puis mises à bouillir 2 à 3 minutes,
– les décoctions (tiges, branches et racines) : les plantes sont mises dans l’eau froide puis à bouillir pendant 10 à 20 minutes selon la plante.
– les gélules : les plantes sont sous forme de poudre
– la teinture mère: les plantes fraîches ou séchées sont mises à macérer trois semaines dans de l’alcool généralement à une dilution de 1/10,
– le macérât glycériné : les plantes fraîches ou séchées sont mises à macérer trois semaines dans un mélange d’alcool, de glycérine et d’eau en mêmes proportions, généralement à une dilution de 1/5.

L’AROMATOLOGIE

L’aromatologie est l’utilisation des huiles essentielles dans le cadre de la cure naturopathique, pour leurs propriétés régénératrices. Les huiles essentielles sont obtenues à partir des essences de plantes, ce sont des molécules volatiles, sécrétées par les végétaux. Elles sont obtenues soit par distillation à la vapeur d’eau soit par grattage ou effleurage pour les huiles essentielles faites à partir d’agrumes.
L’extraction par distillation à la vapeur d’eau est effectuée selon le processus traditionnel, qui est le seul gage de qualité. Toute extraction faite par procédé chimique par des solvants dénature les principes actifs et introduits des substances polluantes.
Les propriétés antiseptiques et anti-infectieuse des huiles essentielles
Les huiles essentielles ont toutes un pouvoir antibiotiques, mais différent des antibiotiques de synthèse. En effet :
– les antibiotiques de synthèse ne contiennent qu’un seul principe actif c’est pourquoi il est facile pour l’agent infectieux de synthétiser une enzyme qui lui permettra de contrer les effets de son principe actif, c’est le mécanisme de défense. Avec une huile essentielle, ce n’est pas possible car le pouvoir antibiotique de l’huile essentielle est obtenu par l’action synergique de multiples molécules naturelles. Donc, aucune résistance microbienne ne peut exister pour une huile essentielle !
– de plus, les huiles essentielles et les antibiotiques n’agissent pas de la même façon. Ceux de synthèse tuent et empêchent le développement des bactéries, par contre, les huiles essentielles stimulent le système immunitaire et la flore saprophyte des intestins tout en détruisant le microbe.
– Les antibiotiques chimiques connus pour leur toxicité pour le foie et l’estomac, ils détruisent toute la flore intestinale et inhibent le système immunitaire, parce qu’il n’est pas naturel et donc le corps ne le reconnaît pas comme naturel. Ce qui a pour conséquence, sur le long terme, de fragiliser le système immunitaire. Alors que l’huile essentielle, naturelle, venant de la nature, va agir dans le sens du corps, va aider le corps dans son travail contre les bactéries. Le corps les reconnaît.
Les principes de base pour bien choisir une huile essentielle :
– connaître l’espèce botanique : nom latin et variété, seule garantie qu’il s’agit bien de la bonne plante,
– connaître l’organe reproducteur, l’organe à partir duquel a été extraite l’huile essentielle : fleur, tige, feuille, racine… en fonction de l’organe reproducteur, il est possible d’obtenir des huiles essentielles aux propriétés très différentes.
– connaître la spécificité biochimique (s.b.) : il s’agit de sa composition en principes actifs (linalol, terpènes,…)
– il est préférable de choisir une huile essentielle extraite à a partir de plantes issues de l’agriculture biologique et obtenue par extraction par distillation à la vapeur (sans solvant). Le pays ou la région d’origine doit être indiqué car il s’agit également d’un gage de qualité. Enfin, de savoir si la plante est sauvage ou cultivée peut avoir son importance car la concentration en principe actif en dépend.
Les différents modes d’utilisation :
Les huiles essentielles peuvent être prises par voie interne sur un sucre, du miel, sur une petite bouchée de pain, dans un liquide chaud, en comprimés spécialement conçus, ou encore dans une cuillère à soupe d’huile.
La prise se fera toujours au milieu du repas. Elles peuvent également être utilisées par voie externe, sous forme de crème ou de baume, de lotion huileuse, en vaporisation ou diffusion, en dilution dans un bain, en diffusion dans un sauna mais il convient de ne pas les utiliser au quotidien car elles fragilisent la peau et les muqueuses.
Attention car les huiles essentielles ne peuvent pas être employées en voie interne et/ou externe et sur les enfants. De manière générale, les huiles essentielles étant extrêmement concentrées et donc potentiellement dangereuses, il vaut mieux faire appel à une personne compétente.

 

LA GEMMOLOGIE

La gemmologie (gemma en latin signifie bourgeons) se base sur la puissance de la vitalité présente dans les tissus embryonnaires, c’est-à-dire les tissus jeunes des plantes, principalement les bourgeons et les jeunes pousses. En effet, ce sont les concentrés en principes actifs et en énergie. Ils possèdent les propriétés de chacune des parties de la plante puisque les parties embryonnaires représentent la quintessence des vertus et des forces de la plante en devenir.
En symbolique, les bourgeons sont un concentré d’énergie qui va devenir matière, la plante, c’est pourquoi ils représentent un intermédiaire entre l’esprit et la matière. Ils sont l’expression même de la transformation, de la matérialisation en cours de l’esprit en matière. Ils constituent des messagers entre les sphères subtiles (mentales et spirituelles) et les sphères plus grossières du corps physique, des déclencheurs du processus d’auto-guérison. Dans le cadre de la cure naturopathique, leurs cibles privilégiée seront les systèmes nerveux et endocriniens, les réservoirs de la force vitale, et les émonctoires. Les bourgeons ne vont pas se substituer à une fonction défaillante mais ils relancent un processus, ils stimulent, ils relancent la régénération tissulaire. Pour résumé, au niveau de l’émonctoire, l’aromatologie restaure la fonction organique, la phytologie le draine et la gemmologie transmet de l’énergie à l’organe, le relance.
La gemmologie agit comme un catalyseur.
Le mode d’utilisation de la gemmologie
La gemmologie utilise des macérations de tissus embryonnaires végétaux dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycériné, le macérât glycériné. Les tissus embryonnaires sont cueillis lors de la montée de sève. Dans un premier temps, la préparation est faite au 1/5 de plante pour 4/5 de mélange ce qui correspond au macérat-mère. A partir de ce dernier, une seconde dilution au 1/10, première décimale hahnemannienne (1DH) permet d’obtenir le macérât glycériné.
Pour ma part, je préfère utiliser les vrais bourgeons qui sont macérés avec de l’alcool, de la glycérine et de l’eau, car je pense que l’eau est très importante pour le travail que le bourgeon a à faire. Donc le macérat glycériné 1DH n’est à mon sens, pas assez complet pour moi, car il lui manque un élément essentiel, l’eau dans la macération.

 

L’HOMEOPATHIE

Mises au point par le docteur Samuel Hahnemann (1755-1843), l’homéopathie est une méthode qui consiste à soigner un individu malade en lui administrant une dose infinitésimale de la substance qui déclencherait, chez un homme sain et à des doses plus élevées, un faisceau de symptômes identiques. Elle peut être classée dans la phyto-minéralogie car les substances utilisées sont issues à la fois du monde végétal, animal et minéral.
Les principes fondamentaux de l’homéopathie

Pour bien comprendre le mode de fonctionnement de l’homéopathie, voici cinq lois fondamentales qui la caractérisent :

– la loi des similitudes :
Certaine substances sont capables à la fois de provoquer chez un individu en bonne santé des troubles mais aussi de guérir les même troubles chez un individu malade, à condition qu’elles soient administrées en quantités infinitésimales. Ainsi, en homéopathie, il sera administré à un malade à une dose infinitésimale la substance qui provoque chez un individu sain les mêmes réactions que présente le malade. Comme en gemmologie, l’homéopathie consiste à envoyer un message à l’organisme pour l’inciter à se défendre grâce à ses capacités d’auto-guérison.

– la loi de l’expérimentation sur l’homme sain :
L’expérimentation sur des individu sains à permis de découvrir des substances qui provoquent les mêmes troubles que les maladies. Les réactions psycho-émotionnelles provoquées par ces substances ont également été observées et décrites, ce qui a permis de se rendre compte que la plupart des remèdes agissent en même temps sur les trois sphères : physique, psychique et énergétique.

– la loi de la dilution et de la dynamisation :
L’expérimentation a également montré que la dilution des préparations engendrait un plus grand impact sur la sphère psycho-émotionnelle. En effet, la dilution accroît le pouvoir vibratoire de la substance d’origine (même principe que les fleurs de Bach). De plus, le fait de dynamiser, c’est-à-ire d’agiter fait apparaître de nouvelles propriétés thérapeutiques. A ces doses infinitésimales, les formules homéopathiques auraient une action catalytique dans les réactions biochimiques et agiraient également sur les centres gestionnaires.

– la loi de l’individualisation :
Comme l’homéopathie agit sur les sphères physiques physiologiques et psychiques, le « remède » doit correspondre à la maladie mais aussi au malade, à ses états d’âme. Car comme la naturopathie, l’homéopathie tient compte des différentes composantes de l’être humain, le corps, l’esprit et l’énergie et agit au niveau le plus causal de la maladie.

– la conception du terrain :
Pour pouvoir conseiller à un sujet un remède qui lui correspond au niveau psychique, physique et physiologique, il est obligatoirement nécessaire de déterminer son terrain, ses prédisposition héréditaires et acquises, son comportement psychologique, son mode de vie, etc.. L’homéopathie est avant tout une médecine de terrain.
Normalement, à partir de septembre 2016, je commence à me former en homéopathique uniciste, que je pourrai donc utiliser lors de mes consultations.

LA MICRONUTRITION

La micronutrition concerne les apports en micronutriments à savoir les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments par l’alimentation. Cette forme de nutrition est qualifiée de « micro » car les apports se font à des doses très faibles. L’usage principal des micronutriments aura lieu au cours de la phase de revitalisation. En effet, il est souvent nécessaire de drainer avant de revitaliser puisque le drainage aura pu éliminer des « voleurs » de micronutriments et ainsi les carences peuvent être amenées à se résorber naturellement sans besoins complémentaires.
Présentation des micronutriments :
Les vitamines et les oligo-éléments sont des catalyseurs de réactions biochimiques (métabolisme, croissance, entretien, défense…). Les oligo-éléments sont des éléments chimiques de la classification périodique de Mendeleïev présents dans l’organisme à l’état de traces, mais présents de manière constante à l’analyse des organismes vivants. A de fortes doses, ces mêmes éléments chimiques sont toxiques mais ils sont nécessaires pour le vivant à des doses infinitésimales. Les minéraux quant à eux participent à la construction des tissus, ils sont donc en plus grande quantité dans l’organisme que les oligo-éléments. Les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments seraient synthétisés par les bactéries du sol en symbiose avec les plantes en molécules assimilables par ces mêmes plantes.
Il est important de noter qu’il existe une synergie entre les différents micronutriments dans les réactions (exemple : Cu + Fe : dans l’hémoglobine) ce qui implique que les apports doivent être réalisés conjointement. Les besoins en nutriments sont permanents et les apports quotidiens indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Cependant, aujourd’hui, il n’est pas rare que les individu soient carencés du fait de l’alimentation actuelle trop peu variée, trop pauvre en fruits et légumes, trop souvent raffinée et dévitalisée, de comportements consommateurs de micronutriments comme le stress, le tabac, la consommation d’alcool, la contraception orale..
L’alimentation équilibrée est la première réponse aux carences avec notamment les graines germées et les aliments lacto-fermentés. Mais l’utilisation de compléments alimentaires peut parfois s’avérer nécessaire.
En effet, pour le moment, les individus sont carencés d’une part parce que, pris dans le tourbillon de leur vie active, vous ne prenez plus le temps de faire des repas faits par vous, en achetant des aliments frais. Mais, l’industrie étant ce qu’elle est, les fruits et légumes sont cueillis bien trop tôt (or, ils puisent les oligo-élément et vitamines qu’ils nous transmettent dans la terre), et les terres sont beaucoup trop travaillées, avec des produits qui la tuent.
Résultat, nous sommes dans l’obligation de faire de temps en temps des cures de minéraux pour pallier à cela.
De simples réflexes comme ne pas cuire les aliments dans l’eau (les fruits et légumes perdent tous leurs oligo-élément et vitamines dans l’eau) mais à la vapeur par exemple, ne pas les faire trop cuire, les garder croquant, cela aiderait à garder le plus d’oligo-élément et vitamines.
Et bien sûr, éviter les plats cuisinés.

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